Pourquoi je suis passé de Fujifilm à Sony
J’ai aimé photographier avec Fujifilm.
Ma pratique a simplement fini par me conduire vers Sony.
Lorsque j’ai quitté Fujifilm pour Sony, plusieurs personnes m’ont demandé ce qui m’avait poussé à changer de système.
La réponse est pourtant moins simple qu’il n’y paraît.
Car avant toute chose, il faut préciser un point important : je garde un excellent souvenir de mon passage chez Fujifilm.
D’ailleurs, si les circonstances s’y prêtent un jour, je n’exclus absolument pas de posséder à nouveau un boîtier Fuji en complément de mon matériel actuel.
Pour découvrir le matériel que j’utilise aujourd’hui au quotidien, vous pouvez également consulter ma page :
Alors pourquoi avoir changé ?
Pour répondre à cette question, il faut revenir quelques années en arrière.
Ce que j’ai aimé chez Fujifilm
Mon aventure Fujifilm a commencé avec le X-S10 avant de se poursuivre avec le X-S20 puis le X100VI.
Dès les premières utilisations, j’ai compris pourquoi cette marque suscite autant de passion chez ses utilisateurs.
Fujifilm ne se contente pas de fabriquer des appareils photo performants.
La marque propose une véritable expérience photographique.
Le premier élément qui m’a séduit est sans aucun doute le système de simulations de films.
Bien sûr, il est toujours possible de travailler ses fichiers RAW sur ordinateur. Mais les JPEG produits directement par les boîtiers Fuji possèdent souvent un rendu particulièrement agréable. Certaines simulations donnent immédiatement envie de photographier et permettent parfois de réduire considérablement le temps passé en post-traitement.
J’ai également beaucoup apprécié l’ergonomie.
Même sur les X-S10 et X-S20, pourtant plus modernes dans leur approche, les réglages essentiels restent facilement accessibles.
Les boîtiers Fuji donnent souvent l’impression d’avoir été conçus par des photographes pour des photographes.
Tout semble pensé pour favoriser la prise de vue.
Le cas particulier du X100VI
Parmi tous les appareils Fujifilm que j’ai utilisés, le X100VI occupe une place particulière.
C’est probablement l’un des appareils les plus agréables que j’ai eu entre les mains.
Sa compacité, sa qualité de fabrication, ses commandes directes et surtout son viseur hybride en font un appareil unique.
J’appréciais particulièrement le nombre impressionnant de fonctions accessibles directement depuis les boutons et les molettes.
Très peu d’appareils permettent un tel niveau de personnalisation tout en restant aussi agréables à utiliser.
Le X100VI donne réellement envie de sortir photographier.
Pourtant, malgré toutes ses qualités, je me suis progressivement retrouvé limité par sa focale fixe.
Le 35 mm équivalent est extrêmement polyvalent, mais il m’est arrivé à plusieurs reprises de vouloir un peu plus large ou un peu plus long sans avoir à recadrer.
Je me suis souvent surpris à rêver d’un X100VI à objectifs interchangeables.
Mais ce rêve est sans doute impossible.
Car ce qui fait une partie du charme du X100VI, c’est justement son viseur hybride optique et électronique. En passant à une monture interchangeable, une partie de cette magie disparaîtrait probablement.
Aujourd’hui encore, le X100VI reste l’un des rares appareils que je pourrais envisager de racheter un jour.
Les X-S10 et X-S20 : d’excellentes portes d’entrée
On parle souvent du X100VI lorsqu’on évoque Fujifilm, mais je garde également un très bon souvenir du X-S10 et du X-S20.
Ces deux boîtiers constituent à mon avis l’une des meilleures portes d’entrée dans l’univers Fuji.
Ils permettent de découvrir :
- les simulations de films ;
- l’écosystème Fujifilm ;
- la qualité des optiques XF ;
- l’ergonomie de la marque.
Tout cela dans des boîtiers relativement accessibles et simples à prendre en main.
Le X-S20 en particulier est un appareil extrêmement complet qui conviendra à une grande majorité de photographes.
Ce qui me manquait progressivement
Malgré toutes ces qualités, j’ai commencé à ressentir certaines limites par rapport à ma propre pratique.
Attention, il ne s’agit pas de défauts.
Simplement d’un décalage entre ce que proposait le système Fujifilm et ce dont j’avais besoin.
La première chose concernait l’autofocus.
Les boîtiers Fuji sont performants, mais je recherchais quelque chose de plus réactif et plus constant dans certaines situations.
Photographier des enfants en mouvement ou certains sujets imprévisibles demandait parfois un peu plus d’attention que ce que j’aurais souhaité.
Je commençais également à ressentir l’envie de revenir vers le plein format.
Pas pour une question de qualité d’image absolue.
Les capteurs APS-C modernes sont excellents.
Mais j’apprécie le rendu particulier du plein format, notamment avec certaines focales fixes lumineuses.
Enfin, je souhaitais disposer d’un parc optique extrêmement vaste afin de pouvoir aussi bien utiliser des objectifs modernes que des optiques vintage. Aujourd’hui, mon Sony A7C II accueille aussi bien des optiques récentes Sony et Tamron que des objectifs anciens comme le Helios 44M-4, le Pentacon 29 mm f/2.8 ou encore un Sigma 39-80 mm f/3.5 Multi-Coated tous trois en monture M42.
La découverte de Sony
Mon premier véritable contact avec Sony s’est fait par l’intermédiaire de l’A6700.
Cet appareil m’a immédiatement surpris.
J’y retrouvais beaucoup de choses que j’appréciais déjà chez Fujifilm : la compacité, la qualité d’image et la polyvalence.
Mais avec un autofocus particulièrement impressionnant.
L’A6700 a constitué une excellente porte d’entrée dans l’écosystème Sony.
Puis est arrivé le Sony A7 IV.
Et là, j’ai retrouvé plusieurs éléments qui me manquaient.
L’autofocus était extrêmement efficace.
Le capteur plein format apportait exactement le rendu que je recherchais.
Les menus Sony, longtemps critiqués, avaient profondément évolué. La nouvelle interface était claire, logique et finalement bien plus agréable que sa réputation ne le laissait penser.
Enfin, le choix d’objectifs disponibles était immense.
Je pouvais aussi bien utiliser des optiques Sony que Tamron, Sigma ou des objectifs vintage adaptés.
Pourquoi je n’ai pas gardé le Sony A7 IV
Le Sony A7 IV cochait pratiquement toutes les cases.
Mais un problème subsistait.
Son poids et son encombrement.
Après plusieurs années passées à rechercher la compacité, je me retrouvais à nouveau avec un boîtier que je trouvais parfois un peu trop imposant pour ma pratique quotidienne.
Je savais que ce n’était pas exactement ce que je recherchais.
L’arrivée du Sony A7C II
Puis Sony a proposé la réponse que j’attendais.
Le Sony A7C II.
Avec lui, j’ai retrouvé :
- la qualité du plein format ;
- un autofocus remarquable ;
- un vaste choix d’objectifs ;
- une excellente autonomie ;
- un encombrement beaucoup plus raisonnable.
Associé à mon Sony FE 40 mm F2.5 G, il forme aujourd’hui un ensemble qui correspond parfaitement à ma manière de photographier.
Léger, discret, performant et suffisamment compact pour être emporté presque partout.
C’est probablement le premier appareil plein format avec lequel je retrouve le plaisir de mobilité que j’avais connu avec certains hybrides Micro 4/3.
Fujifilm ou Sony ?
La question revient souvent.
Et ma réponse risque de décevoir ceux qui attendent un vainqueur.
Je ne pense pas qu’il existe de réponse universelle.
Si je privilégiais avant tout l’expérience photographique, les simulations de films, les commandes directes et le plaisir d’utilisation, Fujifilm resterait probablement l’un de mes choix favoris.
Si je privilégie aujourd’hui la réactivité de l’autofocus, le plein format, la diversité du parc optique et la compacité du Sony A7C II, alors Sony correspond davantage à mes besoins actuels.
Je n’ai donc pas quitté Fujifilm parce que la marque me déplaisait.
J’ai simplement évolué vers un matériel plus adapté à ma pratique du moment.
Et qui sait ?
Il n’est pas impossible qu’un boîtier Fujifilm à focale fixe retrouve un jour une place dans mon sac photo.
Cette transition entre Fujifilm et Sony ne représente qu’une étape parmi d’autres dans mon parcours photographique.
Si vous souhaitez découvrir l’ensemble des appareils qui m’ont accompagné depuis mes débuts en argentique jusqu’à aujourd’hui, vous pouvez également lire :
→ 35 ans de matériel photo : mon évolution de l’Olympus OM20 au Sony A7C II
Et pour découvrir le matériel que j’utilise actuellement sur le terrain :